Un budget 2016 social et reformiste

Le budget 2016, voté à l’Assemblée nationale en ce moment, consolide le redressement et la reprise de l’économie française. Social dans ses priorités, réformiste dans ses choix, il s’inscrit en parfaite continuité de l’action menée depuis 4 ans par la gauche : reconstituer la puissance industrielle et la cohésion sociale du pays.

Une imposition plus juste et moins lourde

La baisse de l’impôt sur le revenu est élargie aux classes moyennes. Aux 3 Mds € distribués cette année aux 9 millions de familles modestes, s’ajouteront 2 Mds € supplémentaires avec la réforme des premières tranches.
En tout, 12 millions de foyers bénéficieront de ces baisses avec des gains de pouvoir d’achat allant de 500 à 900 euros.
Cette mesure sera financée par les excellents résultats de la lutte contre l’évasion fiscale (2,6 Mds €).

Priorités à gauche dans les politiques publiques

Tous les engagements que nous avons pris en matière de solidarité et de cohésion nationale sont tenus. L’éducation, la sécurité, la défense, le travail, le logement, le soutien aux plus démunis voient leur budget augmenter.
La priorité donnée à la jeunesse est également au rendez-vous. A l’école avec la poursuite des créations de postes dans l’enseignement – 10 800 en 2016 ; 60 000 sur le quinquennat – et la mise en place du plan numérique. Dans l’emploi avec le financement de 500 000 contrats aidés (contrats de génération, emplois d’avenir) et 150 000 services civiques. Dans la solidarité avec l’octroi de la prime d’activité aux moins de 25 ans.

Écologie et compétitivité, les deux piliers de la croissance

La transformation écologique s’accélère : l’enveloppe globale qui lui est consacrée (75 Mds €) est en augmentation (+3 Mds €). Les crédits pour la recherche et l’enseignement supérieur suivent le même mouvement ascendant.
Le choix de la compétitivité pour faire repartir l’emploi et l’investissement est pleinement assumé. Le pacte de responsabilité est appliqué: diminution de la C3S, suppression de la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés, baisses des cotisations jusqu’à 3,5 SMIC… Le total des mesures de soutien aux entreprises (pacte de responsabilité et CICE) représentera 33 Mds € en 2016.
Cette stratégie commence à porter ses fruits : les salaires repartent à la hausse (+1,5% en 2015), les marges se redressent (+ 2pts) et les exportations sont très dynamiques (+6%).

L’assainissement financier sans austérité

La gauche réussit un tour de force : diviser par deux les déficits du précédent quinquennat sans politique d’austérité. L’engagement de passer en dessous de la barre des 3% en 2017 sera tenu.

Evolution du deficit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Sécurité sociale est l’emblème de cet assainissement: son trou tombera sous la barre des 10 Mds € et le régime général des retraites sera pour la première fois depuis 15 ans à l’équilibre. C’est le résultat de choix politiques forts :
– Réformer les structures sociales (retraites, assurance maladie, allocations familiales) sans toucher aux prestations et aux remboursements.
– Réduire les dépenses de fonctionnement en préservant l’investissement. Le plan d’économies (16 Mds € l’an prochain) est équitablement réparti entre l’Etat, la protection sociale et les collectivités locales.
L’effort demandé aux collectivités locales (3 Mds €) représente 1% de leur budget global et porte exclusivement sur les dotations de fonctionnement et la masse salariale.
Les dépenses imprévues (accueil des réfugiés, plan de soutien à l’agriculture) sont intégralement couvertes par de nouvelles économies.

La modernisation du prélèvement à la source

Souvent annoncé, jamais réalisé depuis 40 ans, le prélèvement à la source devient réalité. Le budget 2016 en adopte les principes pour une entrée en application à partir de 2018.

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