Le plan d’aide à la Grèce voté à l’Assemblée nationale : un accord responsable

EUROPE

Mercredi 15 juillet, nous nous sommes prononcés, à l’Assemblée nationale, par une large majorité, en faveur de l’accord concernant la Grèce et conclu par les chefs d’Etat ou de gouvernement européens le 13 juillet dernier.

Cet accord est un accord responsable, global, qui doit s’inscrire dans la durée. Il réaffirme l’idéal d’une Europe solidaire, respecte la souveraineté de la Grèce et préserve la stabilité de la zone euro.

Les choix faits par le gouvernement d’Alexis Tsipras ne sont pas des choix faciles mais je salue son courage pour avoir pris les bonnes décisions dans l’intérêt de son pays.

Le programme d’aide sur 3 ans
  • Plus de 80 milliards d’euros d’aide financière indispensable au regard de la situation financière et économique du pays : cette aide se fera dans le cadre du Mécanisme Européen de Stabilité.
  • 35 milliards d’euros en faveur de la croissance et de l’investissement : cette somme viendra d’une meilleure utilisation des fonds structurels et des différents programmes de l’Union européenne, mais aussi du plan Juncker. Les investissements accordés seront réorientés vers l’économie réelle pour favoriser la reprise de la croissance.
  • L’accord consacre un traitement équilibré de la dette grecque : l’Eurogroupe réfléchit à donner de l’oxygène  à l’économie grecque qui croule sous une dette équivalente à 180% de son PIB. Un accord pourra être trouvé sur le reprofilage de la dette.
Les engagements du gouvernement grec
  • la mise en œuvre de réformes précises, notamment pour redresser l’économie grecque et moderniser l’Etat grec, et dont la plupart sont directement reprises des propositions d’Alexis Tsipras: rehausser la TVA pour plus de recettes, garantir la viabilité du système de retraites, réformer le marché de l’énergie et du travail, accélérer les privatisations et moderniser l’administration publique.
Ce que n’est pas cet accord
  • Ni un « chèque en blanc » : nous en demandons beaucoup à la Grèce ;
  • Ni un accord coûteux : car si la Grèce sortait de l’euro, la moitié de son prêt été perdu ;
  • Ni une punition : il s’agit d’accompagner le redressement économique indispensable de la Grèce ;
  • Ni une humiliation du peuple grec : avec cet accord, le choix du peuple grec de rester dans l’Union européenne est respecté, ainsi que la souveraineté de la Grèce.

C’est un accord utile à l’Europe, utile à la Grèce, qui veille également aux intérêts des Français. Le président de la République s’est battu pour cet accord, et a pu compter sur la solidité du couple franco-allemand pour faire valoir ses positions. Cet accord ne résout pas tout mais il est essentiel pour maintenir l’Union Européenne.

Donner un nouveau souffle à l’Europe

Demain, l’Europe devra aller plus loin et approfondir la zone euro, relancer la croissance et se donner les moyens de se faire entendre. Les conséquences de cette crise doivent apporter un nouveau souffle réformateur en Europe. Il nous faudra donner à l’Europe des bases plus solides :

  • Un véritable gouvernement économique de la zone euro au service de la croissance et de l’emploi ;
  • Une coordination accrue de nos politiques économiques ;
  • Plus encore, un budget de la zone euro pour pouvoir agir en termes d’investissements ;
  • Une présence plus importante du peuple avec un parlement de la zone euro pour renforcer sa légitimité démocratique ;
  • La convergence fiscale et sociale avec une harmonisation des salaires et un renforcement de la lutte contre les optimisations fiscales, une véritable politique de cohésion sociale entre les États…

Le Président de la République a annoncé, lors de son discours à l’occasion du 14 juillet, rédiger un texte qui proposera un budget, un parlement et un gouvernement de la zone euro. Cela contribuera à renforcer la légitimité démocratique de la zone euro.

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