La Cop 21 : un défi pour lutter contre le réchauffement climatique

COP21

La France va accueillir et présider du 30 novembre au 11 décembre 2015 la Conférence Paris Climat. C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C. L’enjeu clé est le financement des politiques climatiques afin de réunir 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.

Grande Cause nationale 2015, la lutte contre le réchauffement climatique est un défi qu’il est primordial de relever. En effet, le cinquième et dernier rapport du Giec souligne l’importance des activités humaines dans le dérèglement climatique et ses principales manifestations :

  • la température moyenne annuelle a déjà augmenté de 0,85 °C depuis 1880 et pourrait croître jusqu’à près de 5°C d’ici à 2100 ;
  • plus de 90% de l’énergie due au réchauffement climatique est stockée dans l’océan ;
  • l’océan Arctique pourrait être libre de glace avant le milieu du 21e siècle et les glaciers de montagne continueront à se vider. Le niveau de la mer s’est élevé de 0,19 mètre au cours de la période 1901-2010. Le GIEC prévoit une hausse probable de 26 à 82 cm d’ici à 2100 ;
  • les concentrations de CO2 liées à l’homme ont augmenté de 40% depuis 1750 et de 20% depuis 1958.

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a vu le jour lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992. Ratifiée par 196 “parties”, elle reconnaît l’existence d’un réchauffement climatique dû à l’activité humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité de lutter contre ce phénomène.

La COP21, qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, a pour but de freiner les évolutions du dérèglement climatique qui menacent nos sociétés et nos économies. Les objectifs de cette conférence sont ambitieux :

  • accueillir au Bourget près de 40 000 personnes, délégués et observateurs ;
  • assurer un rôle de facilitateur entre toutes les parties prenantes afin que soit trouvé un accord universel et contraignant pour maintenir la température globale en deçà de 2 °C.

A moins d’un mois de la COP 21, le secrétariat de la convention climat de l’ONU a présenté vendredi 30 octobre son rapport de synthèse sur l’effet des contributions nationales (INDC) publiées par 146 États, en amont de la conférence de Paris. “Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c’est à dire d’un réchauffement à 4°C-5°C ou plus”, a réagi le président de la COP 21 Laurent Fabius. “Il confirme qu’il est possible d’obtenir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement en dessous de 1,5 -2°C d’ici la fin du siècle, mais cela implique des efforts supplémentaires dans le temps.”

La Pre-COP que Laurent Fabius accueillera du 8 au 10 novembre à Paris, et qui réunira près de 80 ministres pour discuter de l’ensemble des grands éléments de l’accord, devra permettre de progresser sur ces questions centrales de l’ambition à poursuivre et de l’objectif de long terme.

Suivez mon actualité sur les réseaux sociaux
Abonnez-vous
Sur le