COP 21 Un succès diplomatique

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Du 30 novembre au 11 décembre 2015 se tenait à Paris la 21e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, dite COP 21. Le 12 décembre 2015 est une grande date pour l’humanité. L’accord international sur le climat, premier dans l’Histoire, a été approuvé à l’issue de la COP 21. Lors de la séance plénière au Bourget, face aux représentants de 195 pays, le président de la République et le ministre des Affaires étrangères et du Développement international ont pris la parole pour qualifier cet accord d'”historique”.

Cet accord est une victoire pour le climat, bien commun mondial, permettant au processus onusien (dont la principale caractéristique est de fixer des règles du jeu acceptées par l’ensemble de la Communauté internationale et dont la principale qualité est de permettre à chaque pays, même le plus petit, de s’exprimer) de perdurer, posant les bases d’un régime climatique international renouvelé et plus opérant. Le contenu de cet Accord climatique international est à la hauteur de ce que nous aurions pu espérer.

La tâche n’était pas simple loin s’en faut. Il s’agissait d’arriver à un compromis entre des états à l’opinion publique, aux systèmes économiques et politiques, aux intérêts aussi divergents et composites sur un texte qui n’a « que » pour ambition de faire basculer nos sociétés vers un monde bas carbone et assurer une coopération mondiale ambitieuse pour davantage de solidarités et de justice climatique.

Le Président de la République, le Gouvernement dans son ensemble et la diplomatie française se sont mobilisés, aux côtés de la Présidence de la COP péruvienne, tout au long de cette année 2015, enchaînant déplacements officiels sur tous les continents, multipliant rencontres bilatérales avec des chefs de Gouvernements, demandant à ce que la question climatique soit systématiquement à l’ordre du jour de chaque Sommet international (G7, G20, etc.).

Cet activisme sur la scène internationale s’est bien évidemment, devoir d’exemplarité oblige, accompagnée d’adoption de mesures visant à aligner notre politique nationale sur les recommandations internationales, qui exigent une transition bas carbone de l’économie et partant, de notre système énergétique.

L’adoption de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte et la publication de notre stratégie bas-carbone ont été mises en avant par le Gouvernement à ce titre. D’autres mesures doivent cependant être prises en 2016 et dans les années à venir pour engager véritablement le pays dans une économie bas carbone. Ce succès diplomatique – car il faut bien parler de cela vu les divergences de départ quant à l’ambition du futur texte- est le fruit d’un immense travail de la Présidence française, d’intenses négociations et de longues discussions, de jour comme de nuit, entre les délégations présentes au Bourget et notre diplomatie.  Il faut saluer cet Accord, tout en répétant que tout est maintenant à faire. Un nouveau cadre international est posé. Il le fallait au risque de voir sombrer pour de nombreuses années encore.

Après avoir retenu son souffle durant les 12 jours d’intenses négociations entre les 196 parties réunies pour la COP 21, la planète respire. Un accord équilibré a été signé pour engager la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il confirme l’objectif central de contenir l’augmentation de la température moyenne en deçà de 2 degrés, et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5 degré, afin de réduire les risques et les impacts liés aux conséquences du changement climatique. La France était au rendez-vous de l’Histoire. Elle a très largement œuvré au succès de la Conférence de Paris sur le climat.

 

Crédit Photo – JJD

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