3èmes Rencontres parlementaires de l’Innovation : l’exemple du label Angers French Tech

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J’ai participé, mardi 29 septembre dernier, aux 3èmes Rencontres parlementaires de l’innovation à la Maison de la Chimie à Paris. J’y étais invité à échanger autour de la question “Innovation : la chance de la France ?” et plus précisément sur la question des politiques de soutien à l’innovation. Mon témoignage portait sur la labellisation d’Angers en tant que métropole « objets connectés ». Je vous propose de retrouver ici une synthèse de mon intervention :

 

” Je partirai des plans NFI pour arriver ensuite sur la French Tech proprement dite. Accompagner l’innovation consiste à identifier les futures pépites françaises et à les aider à se développer. À ce stade, je rappelle que la France est leader dans un domaine, celui des objets connectés. Quatre objets connectés sur dix vendus aux États-Unis sont des objets français. Cette réalité est trop méconnue. Une visite au salon « Consumer Electronic Show » de Las Vegas en janvier dernier m’a permis de mesurer l’engouement pour les innovations françaises en ce domaine.

Les plans NFI ont été déployés pour renforcer cette avance. Ils procèdent d’une consultation de tous les industriels pris dans leur domaine respectif, l’électronique, la mécanique, le design, la plasturgie. Ils nous ont clairement fait entendre que pour se développer, passer des échelles, il leur fallait un lieu qui leur ferait gagner du temps en développement et en industrialisation. Faute de lieu, nombreux sont ceux, dans ces métiers, qui doivent consacrer des mois à la mise en forme d’un produit.

La Cité de l’objet connecté répond à cela. Nous avions la chance de disposer, sur le territoire d’Angers, d’un passé électronique avec des grands noms pour la plupart disparus, à l’exception de Bull. Rapidement, un grand nombre de PME se sont développées autour de cette spécialité. Le cas de l’entreprise Selco (groupe Eolane), qui est devenu le leader dans la sous-traitance de matériels électronique avec 3 600 salariés dans le monde, est exemplaire.

20150929 Rencontres parlementaires innovation (4)Cette dynamique se prolonge au-delà des entreprises et des industries représentées par la présence des différentes écoles et centres de formation qui couvrent les cursus de bac -3 à bac + 8. La vocation est bien d’accompagner un écosystème complet.

Pratiquement, la Cité de l’objet connecté apporte des bureaux partagés, un « Fab lab », une chaîne de production électronique, qui permet de préparer les séries industrielles en vue d’une production locale. On mesure l’intérêt d’avoir mis en relation, dès le début du projet, les différents acteurs de développement et ceux qui ont été à l’origine d’une idée.

À partir de cet accord, il est permis de valoriser une cohérence d’affichage par la labellisation. La Cité de l’objet connecté n’a pas de sens sans le tissu industriel qui la sous-tend. Il revient ensuite à French Tech de labelliser la reconnaissance de ce tissu.

Aujourd’hui, treize métropoles French Tech sont en place, celle d’Île-de-France ayant un statut particulier. Au-delà, quatre métropoles ont obtenu une labellisation thématique : le médical en Alsace, le design à Saint-Étienne, la culture en Avignon et les objets connectés à Angers. L’ensemble brosse une cartographie de métropoles à vocation spécialisée ou plus générale.

Ce dispositif s’appuie sur un souci de cohérence qui doit aller le plus loin possible, jusqu’au contenu du projet de loi en préparation sur l’ouverture des données publiques, ce qui inclut l’accès aux données, leur gratuité, etc. J’ajoute que la question posée initialement, « quelle politique d’innovation pour la France ? », appelle évidemment une réponse incluant toute la France et ses territoires.”

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